Peut-on aller courir quand on est malade ?

Éternuements, douleurs à la gorge, fatigue… Ce sont les symptômes typiques d’une maladie. Elle perturbe la routine sportive, pourtant la course peut être bénéfique pour le système immunitaire. Dans quel cas faut-il aller courir quand on est malade ?

courir quand on a la rhume

Aller courir quand on est malade : quand est-ce que c’est recommandé ?

Aller courir quand on est malade renforce le système immunitaire et limite le stress. Le running limite certains signes du rhume comme :

●  L’écoulement du nez

●  Les maux de gorge

●  La toux

●  Les éternuements

●  La congestion nasale

La course est recommandée lorsque ces symptômes sont légers, surtout la congestion. Toutefois, il faut y aller en douceur et respecter les limites du corps. Pendant le jogging, le corps produit de l’adrénaline ou de l’épinéphrine, une substance endogène avec un effet décongestionnant. D’ailleurs, les coureurs constatent qu’ils respirent mieux par le nez après une séance en étant malades.

Elle est aussi bénéfique pour certaines douleurs dorsales, en cas de hernie par exemple. Mais il faut consulter un médecin avant de reprendre la course.

🧠 Que disent les scientifiques ?
D’après les recherches, la frontière entre bienfaits et inconvénients est très mince pour la course en cas de maladie. Les sujets qui font une activité physique modérée ont une défense immunitaire plus forte que ceux qui n’en font aucun. Au contraire, le sport intensif ou avec un effort prolongé semble aggraver les symptômes d’un rhume.

Quand est-ce que la course est contre-indiquée quand on est malade ?

Le running est dangereux lorsque les symptômes sont plus graves ou qu’ils sont localisés en dessous du cou. Ces signes concernent :

●  La sensation de compression dans la poitrine

●  La fatigue

●  Les maux de ventre

●  Des difficultés à respirer

●  Des nausées ou des vomissements

●  Des douleurs musculaires intenses

Si le rhume entraîne une fièvre, le sport devient un stress physique. L’effort dû à la course affaiblit le système immunitaire et provoque d’autres infections. Il vaut mieux rester à la maison, se reposer et contacter un médecin.

Les pathologies des poumons comme l’asthme sont aggravées par le running. Mais l’athlète peut faire des sports plus doux comme le yoga ou la marche rapide.

🧪 Le test du « cou »
Le test du « cou » aide les athlètes à déterminer quand la course est dangereuse en cas de maladie. Si les symptômes se retrouvent au-dessus du cou, la course est encore possible. Au contraire, lorsqu’ils sont plus bas, le repos est de mise.

Quels sont les dangers du running en étant malade ?

Courir malade, ou avec un inconfort physique comme avec une entorse cheville peut provoquer des dommages sur la santé :

Aggravation de la maladie

Une pathologie affaiblit le corps et le sollicite fortement avec les défenses immunitaires. La course tend à alourdir les symptômes et à allonger la durée de convalescence.

Complication cardiaque

Les efforts physiques intenses en cas d’infection virale induisent des problèmes cardiaques comme la myocardite. C’est une inflammation du muscle cardiaque qui entraîne :

●  Des douleurs thoraciques

●  Des troubles du rythme cardiaque

●  Des difficultés à respirer

🤔 Quelles sont les conséquences du sport en cas de fièvre ?
Faire du sport en cas de fièvre est très dangereux pour le cœur. La fièvre à elle seule augmente déjà la fréquence cardiaque. Elle risque d’être encore plus élevée avec un effort intense.

Baisse de la performance sportive

Certains athlètes pensent qu’arrêter le sport altère les records déjà acquis à ce jour. Au contraire, le jogging en cas de maladie est très contre-productif. Les blessures et les accidents de course se font plus fréquents, la récupération devient plus lente.

Risque de propagation de la maladie

Il faut prendre en compte les risques sanitaires et collectifs, surtout pour les maladies virales. Les virus comme la grippe sont très contagieux et vos compagnons d’entraînements peuvent aussi contracter l’infection.

Comment reprendre la course après la convalescence ?

La reprise du sport après une maladie ne doit pas être trop brusque. Le corps a besoin d’un temps d’adaptation pour retrouver son ancienne performance.

Commencer avec une faible intensité

Reprenez vos marques avec la marche rapide ou le vélo d’appartement. Si les symptômes étaient assez légers, le footing est possible, mais, sur un parcours facile. Privilégiez les courtes séances de 20 minutes et laissez le corps se réadapter au stress physiologique.

Espacer les séances

Alternez les jours de repos et les entraînements de 2 jours pendant la reprise. Ce laps de temps sert à la récupération, mais aussi à l’évaluation des réactions du corps après un effort.

S’hydrater correctement

Les affections, surtout accompagnées de fièvres, font perdre beaucoup d’eau au corps. Il est essentiel de boire suffisamment d’eau pour compenser ces pertes. Mais une bonne hydratation est aussi bénéfique pour la congestion et les maux de gorge. Buvez environ 50 cl d’eau 2 heures avant l’entraînement.

❓Sudation et maladie peuvent-elles se combiner ?
Contrairement aux idées reçues, la transpiration n’élimine pas les agents pathogènes. Elle régule seulement la température corporelle lorsqu’elle dépasse les 37,5 °C. Provoquer la sudation par le sport en cas de maladie risque donc d’aggraver encore plus l’affection.

Avoir une bonne qualité de sommeil

Octroyez-vous d’au moins 7 heures de sommeil pendant la phase de réadaptation. Un bon repos nocturne accélère le temps de récupération et réduit les risques d’élongation musculaire.

Porter les tenues adéquates

Le coureur est encore sensible au froid après la maladie. Il est conseillé d’ajouter des couches de vêtements pour rester bien au chaud. Allégez votre habillage à mesure que vous augmentez l’intensité de la course.

Écouter son corps

Ne négligez pas les signaux que votre corps vous envoie. En cas de vertige, ou d’une augmentation anormale du rythme cardiaque, arrêtez l’entraînement et prenez du repos. Si les symptômes ne disparaissent pas rapidement, consultez un médecin et ne rentrez pas seul.

Bien s’échauffer

Avant chaque course, prenez le temps de bien vous échauffer pendant 5 à 10 minutes. De même, ne négligez pas les étirements après la séance. Ils favorisent la souplesse du corps et la récupération musculaire.