C’est une pathologie fréquente chez les coureurs, souvent sous-estimée, mais qui peut rapidement devenir un frein majeur à leurs performances et à leur progression. La tendinite tibiale postérieure provoque une douleur localisée à l’intérieur de la cheville ou du mollet, pouvant rendre chaque foulée difficile.
Pourtant, beaucoup de passionnés hésitent à interrompre leur pratique. Alors, peut-on vraiment courir avec une tendinite tibiale postérieur, sans aggraver la situation ? Quels sont les bons réflexes à adopter pour continuer à s’entraîner tout en favorisant la guérison ? Et surtout, comment prévenir efficacement cette inflammation avant qu’elle ne s’installe durablement ?

Est-il possible de courir avec une tendinite tibiale postérieur ?
Courir avec une tendinite tibiale postérieur dépendra du niveau de douleur de l’athlète. Une douleur modérée inférieure à trois est acceptable pour la pratique de la course. Il est également possible d’ajuster l’intensité des entraînements. Mais en cas de douleurs aiguës, privilégiez le repos. Si vous êtes à votre première affection, suivez ces conseils :
- Limitez les exercices qui sollicitent le mollet
- Appliquez de la glace pour réduire l’inflammation
- Assouplissez le tendon avec des étirements légers
- Consultez un médecin
| 📝 Qu’est-ce que la tendinite tibiale postérieure ? |
| La tendinite tibiale postérieure est une inflammation d’un tendon au niveau de la cheville. Ce tendon prend origine dans le muscle du mollet et longe la partie interne de la cheville. Il s’insère ensuite dans les os du pied formant l’arche plantaire. Cette affection est aussi connue sous les noms : tendinopathie, ténosynovite ou encore dysfonction du tibial postérieur. |
Quelles sont les alternatives à la course en cas de tendinite tibiale postérieure ?
Arrêter complètement le sport en cas de ténosynovite est déconseillé. En effet, le muscle du mollet peut s’atrophier et causer encore plus de dégâts. Le coureur a la possibilité de pratiquer d’autres disciplines plus légères comme :
- La natation
- La marche rapide
- Le trottinement
- Le yoga
- Le vélo elliptique
- Le Pilate
L’essentiel est d’éviter la réception et le double appui de la voûte plantaire.
| 💬 Conseil de l’expert |
| Il est également recommandé de prendre des compléments alimentaires comme pour la course pendant le ramadan. Faites le plein de collagène, de silicium et d’acide hyaluronique pendant votre convalescence. |
Quels sont les traitements médicaux possibles pour la tendinite tibiale postérieure ?
Les exercices de renforcement musculaire sont proscrits en cas de tendinite. Les tendons deviennent encore plus fins, se fragilisent et peuvent même se rompre. Il vaut mieux ainsi passer par des traitements médicaux :
La physiothérapie
La physiothérapie douce par ultrason stimule la régénération des tissus au niveau du tendon. Cette procédure vise à masser légèrement la zone lésée et ainsi renforcer les points de liaison au muscle. La physiothérapie est parfois combinée avec une injection de plasma enrichi en plaquettes.
Injection de plaquettes
Les plaquettes sont des cellules sanguines, participant à la coagulation du sang. Elles affluent autour d’une plaie et libèrent des facteurs de croissance biologiques nécessaires pour la multiplication des cellules souches.

Le médecin vous fait une prise de sang, le centrifuge puis en prélève le plasma riche en plaquettes. Il réinjecte ce plasma près de la zone à tendinite sous échographie.
Injection de cortisone échoguidée
L’injection de cortisone à l’aide d’une échographie n’est utilisée que dans des cas particuliers, notamment lorsque l’inflammation enveloppe la gaine synoviale. La substance est administrée au voisinage de la tendinite pour éviter les risques de ruptures du tendon.
Le port de chevillère
Une attelle est aussi recommandée après l’injection de plaquettes. La chevillère immobilise le pied malade pour que le tendon du tibial postérieur se repose complètement. La pose d’une orthèse plantaire peut également être nécessaire pour limiter les risques de récidives.
La chirurgie
Cette option est le dernier recours pour le traitement de la tendinite tibiale postérieure. Il n’est envisagé qu’après un an d’essai avec les autres techniques. Le médecin doit également écarter au préalable les problèmes métaboliques ou hormonaux.
Comment soulager les douleurs causées par la tendinite tibiale postérieure ?
L’inflammation causée par ce dysfonctionnement du tendon peut être très douloureuse. Le coureur peut atténuer ces malaises par différentes méthodes :
Éviter de solliciter le pied
Apportez un repos mécanique au pied lésé pendant les épisodes douloureux. Les podologues recommandent de porter des chaussures tout le temps, même à la maison. Choisissez des souliers à talon léger comme l’espadrille ou ajoutez des semelles préfabriquées avec un bon support pour l’arche.
Soulager l’inflammation
Appliquez de la glace sur la cheville et sur le mollet pendant 10 minutes en cas de malaise. Cette application peut être réalisée tous les soirs si la douleur est trop intense. Le passionné de running peut aussi prendre un anti-inflammatoire, mais cette option doit être en dernier recours.
Faire des exercices d’étirement
Étirez-vous les mollets tous les matins et chaque soir avant le coucher. Ces exercices peuvent se faire de différentes manières :
- Au mur
- Au bord d’une marche
- Sur un tapis de yoga
Ces exercices assurent la souplesse des muscles, mais elles atténuent également la douleur.
| 🚨 Quels sont les symptômes de la tendinite tibiale postérieure ? |
| La tendinite du tibial postérieur apparaît sous la forme de :Douleur sur la face interne de la cheville et dans l’arche plantaireIntensification de la douleur pendant les activités physiquesSensation de crampes et de raideurs au niveau du mollet léséFourmillements et sensation de chocs électriques sous le piedAffaissement du pied |
Comment prévenir la tendinite tibiale postérieure ?
La tendinite tibiale postérieure est principalement causée par le surmenage du sportif. Il manque de repos et ses parcours sont toujours similaires. Pour éviter cette affection :
- Variez les pistes de course : alternez les surfaces planes et les parcours à obstacles
- Choisissez les bonnes chaussures : ni trop lâches ni trop serrées et avec un bon amortissement
Échauffez-vous bien avant chaque entraînement pour préparer les muscles aux efforts qu’ils vont fournir - Étirez-vous suffisamment après la course pour assouplir les muscles
- Évitez les entraînements excessifs et assurez-vous d’avoir suffisamment récupéré avant de reprendre le sport
La tendinopathie peut tout à fait être évitée, à condition de bien écouter votre corps. N’hésitez pas à varier les entraînements et même les disciplines pratiquées.

